31 juillet 2009

PCB : La précaution c’est bien, la prévention c’est mieux

Communiqué de presse
Après le Rhône et la Saône, c’est au tour du Doubs et de certains de ses affluents de voir sa pêche réglementée par un arrêté préfectoral PCB.

Eric Durand, Conseiller Régional et Vice Président de l’EPTB Saône Doubs, comprend et approuve la mesure attendue du préfet pour préserver la santé de nos concitoyens, mais observe avec amertume que les pouvoirs publics restent dans le constat de la pollution accomplie.

Le PCB largement utilisé comme lubrifiant dans l’industrie entre1930 et 1970 et comme isolant dans les transformateurs électriques, est interdit depuis les années 1990, et depuis 1976 aux Etats-Unis. Il constitue donc une pollution ancienne dont nous subissons aujourd’hui les conséquences sanitaires. C’est le résultat d’une gestion déficiente des années précédentes des contrôles des entreprises et des installations.

Quel constat d’échec !
L’homme est obligé de ne plus consommer de produits naturels parce qu’il les a rendu impropres à la consommation pour des décennies.
Apres les injonctions aux personnes sensibles de ne plus sortir pendant les pics de pollutions, après les conseils pour limiter la consommation de champignons trop chargé en césium 237, nous ne pouvons que nous résoudre à ne plus consommer certains poissons de nos rivières.
A quand l’interdiction de consommer des légumes, des fruits ? de se baigner ?

Quels seront les PCB de demain ? Quelles seront les substances lâchées en ce moment dans la nature qui empesteront nos rivières dans 10 ans ?

Grâce au « Programme de restauration de la vallée du Doubs » en cours d’élaboration, piloté par l’EPTB Saône-Doubs (Etablissement Public Territorial du Bassin Saône-Doubs), avec les collectivités adhérentes dont le Conseil Régional de Franche-Comté et le Conseil Général du Doubs, ainsi que l’Agence de l’Eau et l’Etat, plusieurs mesures de prévention devraient êtres mises en place. On sait déjà que les efforts devront porter sur les pesticides très présents dans le Doubs. D’autres substances comme les métaux lourds et les HAP qui s’accumulent aussi dans les sédiments et témoignent du mauvais « état chimique »de notre rivière, nous obligeront à résorber les friches industrielles et assainir les sols pollués.

Pourtant, les PCB ne font toujours pas partie des substances dont les mesures permettent de déterminer « l’état chimique » des eaux. Nos rivières pourront donc être classées en « Bon état chimique » alors que leurs sédiments resteraient contaminés aux PCB !

Eric Durand, qui travaille sur ce « Programme de restauration de la vallée du Doubs » au sein de l’EPTB Saône-Doubs, alerte sur l’urgence d’agir dans ce domaine. Il souhaite que la préfecture et la DRIRE communiquent les éventuelles sources de PCB qui pourraient persister dans notre région (il subsiste encore quelques transformateurs au pyralène et d’autres appareils contaminés sur notre territoire) et que des mesures soient prises rapidement pour traiter ces points noirs. Concernant les polluants d’aujourd’hui que nous laissons s’accumuler pour demain, il demande un contrôle accru des rejets dans les milieux aquatiques et la mise en œuvre rapide d’une gestion des sites et de campagnes de sensibilisation , afin de réduire la dispersion de ces substances.
Tous les efforts, de toutes les collectivités et des pouvoirs publics devront porter sur l’évitement des pollutions plutôt que le constat de l’impuissance.


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24 juillet 2009

un projet pour produire 15% de l'électricité européenne

Le 13 juillet dernier pourrait avoir constitué un important virage dans notre manière de produire l’énergie qui nous est nécessaire. Douze entreprises majeures, essentiellement allemandes, ont en effet signé à Munich un accord visant à définir le plus important projet de production d’énergie jamais mis en place, tant quant à la production envisagée qu’aux investissements requis.

L’idée s’appuie sur le potentiel énergétique solaire des déserts d’Afrique du Nord. Pour Siemens, "Une surface de 300 kilomètres sur 300 kilomètres dans le Sahara, équipée de miroirs paraboliques suffirait pour couvrir les besoins en énergie de la planète entière". Dans le cadre du consortium dénommé Desertec, un bureau d’études Desertec Industrial Initiative (DII) a été créé (1) pour élaborer, dans un délai de 3 ans, un schéma d’exploitation concret et les financements nécessaires à la construction d’un grand nombre de centrales solaires thermiques à concentration (2) interconnectées en Afrique du Nord. Ce bureau est également mandaté pour accompagner le lancement des préparatifs industriels de construction des centrales solaires thermiques interconnectées et réparties dans toute la région MENA.
A moyen terme, d’ici quinze ans, le but fixé est de produire suffisamment d’énergie pour couvrir environ 15 % des besoins européens en électricité et une "part considérable" des besoins électriques des pays producteurs.


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10 juillet 2009

A voir : solar impulse

Si vous avez l'occasion de passer a la Saline d'Arc-et-Senans, vous y decouvrirez, a cote du FRAC, de l'histoire du sel et des magnifiques jardins inventifs et fertiles, une petite exposition dans les caves de la Maison du Directeur :" Solar Impulse" qui retrace l'histoire d'un projet visionnaire d'un planeur qui doit faire le tour du monde avec la seule energie solaire. On voit le long partenariat de Solvay et de la famille Piccart, qui remonte au 19eme siecle : une photo des annees 1890 du conseil des physiciens organise par Solvay a Bruxelles montre au milieu de nombreux chercheurs Marie CUrie, Max Planck, Enstein... Serge Antoine, fondateur de l'institut CNLedoux, avait reuni ll y a 40 ans un seminaire sur l'Energie du futur (le futur de l'Energie) ; parmi les participants, le dessinateur Reiser avait cree a la Saline 5 planches sur l'avion solaire. Elles sont, avec la maquette de l'avion aujourd'hui construit et pret au depart, un beau moment de cette exposition. Energie, Recherche et Utopie font bon menage.


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27 juin 2009

Intervention rail - Assemblée du 26 Juin

Intervention Sylvie Meyer du 26 Juin - plan rail et LGV
Ce rapport 4-1 porte sur le lancement et le financement des études et des acquisitions foncières pour la Phase II de la Branche Est de la LGV Rhin Rhône.
Il y est précisé que la clé de répartition pour ces études et ces acquisitions est de 1/3 1/3 1/3 entre Etat, RFF, et Collectivités.
La nécessité de les réaliser avant la fin de la DUP en 2012 ne laisse pas trop de choix aux collectivités quant à l’acceptation de cette clé, il est logique que les régions soient volontaristes et acceptent, même s’il s’agit quand même de 7,88 M€ pour la FC.

Le rapport précise « ces clés de répartition, aussi bien pour le partage entre l’Etat et RFF, que pour le partage entre les régions, ne préjugent pas de la répartition future pour le plan de financement des travaux ».

C’est sur ce point que portera mon intervention.



Pour les travaux de cette seconde phase, la réunion du Comité de Pilotage autour du financement est annoncée pour le 10 juillet,…..
Les Conseillers Régionaux Verts, en amont de ce Comité de Pilotage, souhaitent que les collectivités défendent une position de raison et de fermeté face à l’Etat.

Les clefs de répartition retenues pour le financement de la première phase de cette branche Est de la LGV Rhin-Rhône ne doivent pas être reconduites à l’identique pour le financement de la seconde phase, c'est-à-dire pour relier les deux extrémités à Mulhouse et à Dijon.

Pour rappel, sur la première phase, le partage des coûts était le suivant :

28,24 % pour les collectivités soit 653 M€
32,48 % pour l’Etat soit 751 M€
27,76% pour RFF soit 642 M€
11,74 % pour (l’Europe + la Suisse) soit 266 M€
Pour un total donc de 2,312 Milliards d’ €


Les régions se sont déjà trop largement substituées financièrement à l’Etat sur ce chantier de grande ligne dont la construction est de la compétence de l’Etat, et dont la vocation est avant tout européenne, bien plus que régionale. Rappelons que sa vocation mise en avant pour justifier cette LGV Rhin Rhône est justement d’établir une liaison transeuropéenne Nord Sud.

La participation de l’Etat, doit être revue à la hausse, de même que celle de RFF.
En outre, les Régions ne peuvent pas prendre en charge la part de l’Europe et de la Suisse qui refusent de participer au financement.
L’Etat, n’a pas su obtenir le financement de l’Europe et de la Suisse, il doit porter seul les conséquences financières de son échec, et renoncer à demander une participation aux Régions.

Les politiques régionales des transports ne peuvent plus être fragilisées et pénalisées par un effort inconsidéré pour financer des infrastructures nationales et même internationales.


Il est nécessaire à l’inverse que les régions diminuent leur taux de financement des LGV pour le ramener à ce qu’il aurait du être dès la première phase, c'est-à-dire autour de 20% du total comme ça a été le cas sur la première phase de la LGV EST ,de Strasbourg ,où la participation a été de 23,4% pour les collectivités,
et non pas autour de 28% comme ça a été le cas sur notre LGV Rhin Rhône.
Donc, revenir à une proportion de 1/5ème au lieu de 1/3 du coût total des travaux.
L’ARF, le 9 avril par un communiqué, ne disait d’ailleurs rien d’autre que cela.

Pour appuyer mon propos, je vous rappelle les chiffres qui viennent d’être communiqués pour le financement de la seconde phase de la LGV EST, à Strasbourg,où la part des collectivités sera de 11,74 % du total des travaux et où par ailleurs, l’Europe participera au financement.
Soit trois fois moins que ce que certains voudraient nous faire payer sur cette seconde Phase.

Il faudra également se prémunir contre toute dérive des coûts auxquelles RFF nous a habitués, en prévoyant dès le plan de financement les limites plus strictes au-delà desquelles les Régions ne financeront pas. Un dépassement de 10 % avait été prévu sur cette première phase, il a bien évidemment été atteint, et a coûté aux collectivités la bagatelle de 19,41 M€.

Le gouvernement qui a inscrit dans le Grenelle le doublement du réseau LGV d’ici 2020, devrait logiquement penser dans le même temps à budgéter ces travaux.

L’actualité, autour de notre réseau ferré franc comtois, laisse entrevoir à quel point il est malmené par une politique à court terme de la SNCF.
Des lignes menacées de fermeture, des conflits sociaux amenés jusqu’au pourrissement, des suppressions de trains, l’opérateur national n’a de cesse ici en Franche-Comté de fragiliser le réseau régional.

C’est pourquoi, les Conseillers Régionaux Verts de Franche-Comté appellent l’Etat et RFF à s’engager dans une démarche plus constructive, et proposent qu’ils entrent aux cotés des collectivités dans une réflexion pour l’élaboration et l’adoption d’un Plan Rail régional sur la Franche-Comté, à l’image de ce qui a été fait en région Auvergne.
La Franche-Comté, revenue à une participation normale sur la LGV, pourra ainsi, avec l’Etat et RFF à ses cotés, s’engager financièrement dans la réfection et le maintien du réseau ferré régional, dont l’existence est au minimum aussi importante pour la Franche-Comté et les franc comtois, que ne l’est le développement d’un réseau LGV européen.

Vous l’avez souvent dit madame la Présidente, il ne faut surtout pas mettre en concurrence la LGV et notre réseau TER, l’un et l’autre sont d’une importance de premier ordre pour notre territoire, et doivent impérativement trouver une complémentarité dans leur fonctionnement et dans les investissements qui devront être faits pour que l’un ne fragilise pas l’autre.

Ce Plan Rail franc comtois que nous appelons de nos vœux, trouvera nous l’espérons, dans l’année à venir un écho favorable auprès des collectivités de Franche-Comté comme, nous l’espérons également, auprès de l’Etat et de RFF.
Il en va de l’avenir de notre réseau ferroviaire, comme de la modernité de notre Région.


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Ligne Livéo - Danielle Bourgon

Intervention Assemblée Plénière du 26 juin 2009
Nous nous réjouissons du succès grandissant de cette ligne.
Pour rappel, la fréquentation de la ligne Liveo a progressé de 114 % entre 2004 et 2008.
Sur la seule période 2007 2008, la ligne express a vu sa fréquentation progresser de 16 % et la ligne périurbaine de 11%.

Cependant gardons à l’esprit la fragilité de certaines évolutions des comportements qui ne peuvent être confortées que par la qualité du service offert.
A cet égard, nous sommes particulièrement inquiets des conséquences qu’a pu avoir le récent conflit social portant sur les suppressions d’emplois au dépôt SNCF de Dole, et sur la suppression des contrôleurs dans les TER qui a trouvé récemment une issue partiellement favorable. Si ce conflit traduit bien des inquiétudes légitimes sur la dégradation du service SNCF, il a cependant pu impacté par sa durée la confiance des usagers dans la fiabilité de ce moyen de transport.
La responsabilité en revient à la stratégie de pourrissement de la SNCF, dont on peut se demander si elle ne vise pas à fragiliser certaines lignes jugées déficitaires.
« Quand on veut tuer son chien, on le laisse attraper la rage ! »
Ne pourrait-on pas dans le cadre de la convention TER qui nous lie avec la SNCF, exiger de sa part qu’elle honore la clause de qualité du service par des remboursements partiels d’abonnements auprès des usagers ?

Après tout le travail de sensibilisation et de promotion du ferroviaire au sein des collectivités locales et des entreprises dans le cadre de leurs PDE, il serait désolant de voir les usagers se détourner du train et retourner à leur voiture, sous l’effet d’une image négative dont nous ne saurions porter la responsabilité.


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Intervention Assemblée du 26 juin - Eric Durand

Chers collègues,

En l’absence de notre président de groupe, Marc Borneck, c’est à moi que revient la responsabilité de porter la voix du groupe des élus verts pour cette dernière séance avant l’interruption estivale.

Nous allons examiner des dossiers importants pour l’année en cours et d’autres plus prospectifs portant sur les années à venir et le mandat qui suivra.
En premier lieu le compte administratif, accompagné cette année par un rapport d’activité très détaillé qui permet à tout en chacun de mesurer le travail réalisé en une année.

Puis, la DM 1 qui nous permet d’ajuster nos politiques au contexte économique difficile et d’entériner financièrement notre vote du 27 mars 2009 avec le plan d’intervention pour l’emploi.

Nous examinerons également l’Agenda 21 qui va engager la plupart des politiques de la Région jusqu’en 2011, puis nous travaillerons sur le programme pluriannuel « interreg IV Franco-Suisse 2007-2013. »

Parmi les dossiers importants à l’ordre du jour de notre séance, nous retiendrons la carte des formations qui constitue un véritable outil prospectif mettant en cohérence les axes de formations régionaux, dans l’éducation nationale, les formations agricoles et les formations sanitaires et sociales.

Nous aborderons aussi la mise en place d’un service public régional de formation tout au long de la vie, dont l’objectif affiché de service public nous convient pleinement. Cependant les modalités de mise en œuvre sous forme d’appels d’offres peuvent inquiéter et demandent un cadrage rigoureux des critères de mise en concurrence des différents organismes qui devront être clairement qualitatifs et non purement quantitatifs.

Dans les rapports de la commission 4, deux dossiers importants sur les transports dont un concernant la convention relative aux études et acquisitions de la deuxième phase de la branche Est de la LGV. Ils seront détaillés par mes collègues vertes de la dite commission.

Pour ma part je souhaite revenir plus en détail sur quelques sujets abordés ce jour.

Tout d’abord sur la DM, pour souligner l’effort financier de notre collectivité en réponse aux enjeux de la crise. Elle le fait dans la limite de ses compétences et en utilisant tous les leviers dont elle dispose pour ce faire.
Le volet énergétique, pourvoyeur comme on le sait d’emplois non délocalisables et permettant de diminuer considérablement les charges de logement de nos concitoyens, bénéficie également lors de cette DM d’une rallonge budgétaire.

Nous constatons que la réponse des professionnels du bâtiment et du secteur de l’énergie au programme de la région a été forte, au point que les crédits prévus au BP ont été consommés dès le premier semestre. Ce qui nous oblige à une première DM en proportion relativement importante par rapport au BP. Nous aurons très certainement besoin de solliciter des crédits à l’automne en deuxième DM pour honorer nos engagements.

Dans l’avenir nous devrons en tenir compte pour que le budget prévisionnel prévoie d’emblée de répondre financièrement aux programmes ambitieux que nous voulons mener en terme d’efficacité énergétique et de promotion des énergies renouvelables.
Ceci nous permettant d’aborder sereinement et en toute confiance l’année budgétaire sans recourir ensuite à une DM pour conduire la politique jusqu’à son terme.

L’Agenda 21 que nous examinons ce jour devrait être un outil nous permettant d’assumer nos ambitions en terme de développement durable, dans les politiques de la région, comme dans son fonctionnement quotidien.
Je dis « assumer » car il faudra bien admettre que ces politiques ont un coût pour la collectivité, tout du moins dans un premier temps, et qu’elle doit investir massivement. Cette assurance vie, ce placement sur l’avenir justifie sans aucun doute que nous y mettions les moyens financiers dès maintenant.

Ce calendrier d’actions en faveur du développement durable ne se résume pas à un catalogue exclusif des bonnes actions que la région entreprend de mener dans les années à venir. Il doit marquer la première étape d’un changement profond de nos politiques !

A l’instar du citoyen à qui on demande de faire des efforts de plus en plus importants dans son quotidien, nous devons nous aussi participer à cet effort collectif.
Plus qu’infléchir, il s’agit de virer de bord, de changer de paradigme. En ces temps de pénurie d’argent public, il faut chercher là où la collectivité est la plus efficiente pour agir et changer les pratiques, permettre à nos concitoyens de vivre bien, aujourd’hui et demain en harmonie avec leur environnement !

Je retiendrai quelques actions inscrites dans cet agenda 21, qui nous paraissent significatives, et qui nous montrent que le processus qui a débuté par la participation des forces vives de notre région et qui s’est achevé par le travail rédactionnel précieux des services de notre collectivité, nous conduit à des engagements forts :

1) l’énergie avec le Plan Climat Energie territorial (fiche 2.1.2 ) ou le soutien aux projets d’énergies renouvelables pour les lycées et les collectivités (fiche 2.1.3.3) avec un Budget de 300 000 € / an soit 900 000 € sur 3 ans (Pour le soutien technique : 65 000 € / an pour 2 ans). La Région souhaite inciter à la réalisation d’investissements liés à la production locale d’énergies renouvelables, essentiellement pour les collectivités. Elle le fait directement pour le compte des lycées.)

2) La Biodiversité et le renforcement des connaissances et la protection des milieux les plus menacés (fiche 2.2.1) : Un travail important se fera autour de la constitution de la trame verte et bleu en partenariat avec les associations de terrains. Egalement une ambition forte dans notre compétence qu’est la gestion des réserves naturelles régionales.(Structurer et développer la politique de la Région en faveur de la biodiversité autour de deux axes d’action contribuant à mieux connaître et protéger la trame verte et bleue :
a/ poursuivre le partenariat avec les réseaux associatifs régionaux autour de programmes d’action thématiques et en contribuant au renforcement du plateau « conservation » de la maison de l’environnement de Franche-Comté, - b/ intégrer l’outil « réserve naturelle régionale » et plus globalement la protection des sites d’intérêt régional dans une stratégie de réseau écologiquement fonctionnel (trame verte et bleue).
3) La problématique pollution ne sera pas oubliée avec le renforcement de la surveillance des sites pollués orphelins (action 5.1.2.2)
4) Dans le volet Economie-formation-solidarité : Je peux citer l’action qui vise à favoriser la reprise des entreprises en société coopérative par les salariés (fiche 3.2.3)- (La difficile question de la reprise des entreprises va toucher la Franche-comté dans les années qui viennent car leurs chefs vont être atteint par la limite d’age (à cause du Papy boom). La région va s’inscrire dans l’accompagnement des coopérateurs avec des formations mais aussi avec des expertises de la situation financière de l’entreprise. Cette intervention concerne les entreprises entre 3 et 50 salariés.)
5) Tourisme responsable (fiche 3.4.1), il est prévu de favoriser et accompagner les stations touristiques de moyennes montagne vers des activités alternatives à la neige !!!
6) Enfin l’Agriculture (fiche 3.5.1), avec l’aide à la création de magasins de producteurs et de marchés, mais aussi des AMAP et la création d’une formation spécifique au secteur péri-urbain pour promouvoir l’agriculture périurbaine
Et je pourrais citer de nombreuses actions concernant le fonctionnement de notre collectivité, les achats eco-responsables, le remplacement progressif de la flotte de véhicule par des véhicules propres, l’isolation de nos propres bâtiments etc.

Ces actions sont bien les moindres que l’on puisse engager face aux enjeux qui se présentent à nous.
Il me semble pouvoir dire que nos concitoyens nous ont envoyé un signal incontestable dans ce sens lors du dernier scrutin. Les attentes de la population sont extrêmement fortes. On nous demande d’agir, et d’agir vite, comme si les dix ans qui nous restaient pour inverser la tendance, selon les experts du GIEC, étaient enfin perçues par nos concitoyens comme un compte à rebours.

Prenez le bien comme tel. De notre coté, plus qu’une victoire politique à brandir en fanfaronnade, nous le vivons comme une requête pressante, un mot d’ordre adressé à la classe politique que nous saurons valoriser.

Nos concitoyens savent qu’ils devront changer de comportements, mais ils nous demandent de les y aider, de les y accompagner. Cet agenda 21 ne doit donc pas être envisagé par nous tous comme le maximum de nos actions, une sorte de plafond de verre de nos politiques de développement durable, mais bien comme le minimum, le plancher de nos actions, un point de départ.

Vous conviendrez donc que d’autres actions doivent venir enrichir cet agenda 21, déjà fournit de propositions. Nous devrons adapter nos politiques face aux urgences écologiques comme nous le faisons face à l’urgence économique, avec pour différence la certitude que notre engagement sera sur le long terme.

Il faudra investir,
Investir dans les énergies renouvelables, dans l’isolation de nos bâtiments et ceux des autres, dans les voies ferrées et la modernisation du matériel roulant, dans la biodiversité ordinaire qui décroît lentement sous nos yeux et celle plus extraordinaire qui s’effondre,
Investir dans la qualité de l’eau potable et celle de nos rivières, une eau qui peut devenir rare même dans une région aussi bien dotée que la notre…
Il faudra miser sur l’intelligence, sur la sensibilité, sur l’éducation, sur la volonté et la capacité d’adaptation de tous.

Et plus encore, sur la volonté politique !
Cette volonté politique peut parfois s’appuyer sur d’autres partenaires à condition d’être persuasifs.

Nous avons ce jour un point sur le programme Interreg IV qui nous permet un partenariat exemplaire avec nos amis suisses autour de 3 axes majeurs (Economie, emplois, formation / Aménagement du territoire, transport, Environnement/ Qualité de Vie, attractivité, services/ le quatrième axe porte sur le fonctionnement) et deux priorités transversales à l’UE (Développement durable et égalité des chances).

Il parait donc évident qu’entre nos objectifs et ceux transversaux de l’Europe, les politiques menées avec nos voisins helvètes doivent porter sur le développement durable dont l’environnement et l’énergie.
Si nous n’avons pas maîtrise entière de ces crédits, puisque nous sommes autorité de gestion, nous pouvons néanmoins mettre tout notre poids dans le comité de suivi et le comité de programmation pour orienter clairement ce programme en matière de développement durable.
A observer le détail des 25 opérations citées dans le rapport, mais non annexées, on constate pourtant qu’en ce qui concerne notre territoire, la Franche-Comté, aucune mesure retenue ne porte exclusivement sur l’environnement ou l’énergie.
Est-ce un manque de projets déposés ?
Est ce un arbitrage défavorable à ces mesures ?
Comment remédier à cet état de fait ?
Notre collectivité s’il elle n’a certes pas « la main » doit pouvoir orienter le geste.

Peut-être cela a-t-il été fait lors du comité qui s’est tenu d’hier ?

Je terminerai mon propos, en abordant un sujet que vous avez évoquez Madame la Présidente, et qui fait écho à ce que je viens de dire quant à nos priorités budgétaires. Il s’agit du PDMI et de l’annonce faite par le préfet quant au choix de l’Etat sur les infrastructures routières qu’il souhaite financer.

Pour notre part, je dois préciser que nous avons toujours observé avec regret le mécanisme des financements croisés avec l’Etat et les autres collectivités, qui a conduit chacun des élus au jeu du « je te tiens par la barbichette ».
« Vous participez au financement de cette 2x2 voies, et je vous finance votre déviation », « vous contractualisez cette autoroute et nous inscrivons votre projet d’échangeur dans les priorités ». Ce jeu stupide, tout en asséchant les finances des collectivités, les privait de leur liberté, laissant de surcroît à l’équipe qui suit, la facture de l’engagement pris par la précédente.

Je ne peux donc que me réjouir du retrait des routes du Contrat de projet Etat -Région. L’Etat à travers le PDMI, sous la seule responsabilité du Préfet, décide maintenant où il semble bon de moderniser une voie routière. Il le fait sans concertation, sans respecter au préalable ses propres engagements d’un contrat de plan arrivé à terme depuis 2006. Eh bien, qu’il finance seul ses choix !

La région a, depuis quelques années, annoncé clairement qu’elle n’irait pas sur le volet routier, hors CPER et convention sur la RN19. Les verts soutiennent cette position courageuse.
Conservons les enveloppes financières pour les redéployer sur les équipements de transports collectifs ! Modernisons encore nos matériels, anticipons sur les besoins croissants en déplacements ferrés de nos concitoyens, aidons les agglomérations dans le développement de leurs transports en commun en construisant une véritable intermodalité avec nos TER, mais ne retournons pas sur le financement de ces routes !

Vous le voyez bien les orientations financières sont déterminantes pour impulser une vraie dynamique à nos politiques.
Nos financements ne sont certainement pas extensibles et nous devrons trouver des pistes d’économie sur d’autres politiques. Pour cela notre autonomie de décision est essentielle et il ne faut pas nous laisser contraindre à des engagements qui ne relèvent pas de nos compétences, et ne correspondent pas à nos choix politiques.

A ce propos, la tentative du Préfet pour nous contraindre à aller plus fortement sur le PDMI nous interpelle, et laisse craindre une remise en cause de l’autonomie des régions et un retour à une forme de jacobinisme.

La décentralisation est-elle devenue un terme obsolète ?

La question reste posée au mois jusqu’au vote a l’automne, de la probable loi sur la réforme des collectivités.

Je vous remercie


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17 juin 2009

Maintien de la liaison ferroviaire Oyonnax-St Claude

Communiqué de Presse du 17 juin 2009
des Conseillers Régionaux Verts de Franche-Comté et Rhône-Alpes
et des Fédérations régionales FNAUT de Franche-Comté et Rhône-Alpes

Maintien de la liaison ferroviaire Oyonnax-St Claude, Tous pour et personne pour s’investir ?

Jeudi 18 juin a lieu le comité de ligne Oyonnax-Saint-Claude. Le maintien de cette liaison est en jeu : pour la SNCF, la fréquentation actuelle est insuffisante pour justifier une desserte ferroviaire et il est à craindre qu’elle propose de les faire remplacer par des cars.

Quelle raison à cette désaffection ? Des horaires inadaptés à la demande, des changements de trains obligés, des correspondances mal organisées à Oyonnax,une commercialisation pour le moins confidentielle,et des temps de parcours rédhibitoires consécutifs à des décennies de sous investissements dans l’infrastructure.

Face à cette mauvaise volonté de la SNCF, et de RFF pour l’état du réseau, les Régions vont devoir une nouvelle fois faire preuve de pugnacité et de combativité pour empêcher qu’on en arrive à une telle solution.

Les Conseillers Régionaux Verts de Franche-Comté et de Rhône-Alpes, les fédérations régionales Fnaut de Franche Comté et de Rhône-Alpes refusent cette logique de fermeture de lignes sous prétexte de non rentabilité car cette ligne ferroviaire est structurante pour les territoires traversés notamment parce qu’elle dessert des zones de montagne enclavées ou mal desservies.

Développer une alternative crédible à la route par une politique commerciale volontaire et attractive doit être l’objectif commun de tous les acteurs responsables.

Nos régions ne doivent pas être terres de prédilection pour l’implantation de liaisons rapides drainantes (type LGV) et terres d’abandon lorsqu’il s’agit de dessertes locales, structurantes pour l’aménagement de nos territoires (TER).

Nous appelons les régions Franche-Comté et Rhône-Alpes à tout faire pour trouver avec la SNCF une solution financière équitable et solidaire pour permettre le maintien et le développement de la liaison Oyonnax-Saint Claude, dans la concertation et la recherche des conditions d’exploitation les meilleures pour les usagers.

Dans l’immédiat il faut éviter à tout prix une substitution routière au service ferroviaire pour ne pas tomber sous la menace de la circulaire Bussereau relative aux passages à niveau.

Mobilisons nous, politiques, usagers, SNCF pour que le ferroviaire soit vraiment un mode de transport efficace et pertinent pour relier les territoires.


Le président de la FNAUT Franche Comté Pour le Groupe Verts au CR Franche-Comté
François Jeannin Marc Borneck

Le président de la FNAUT Rhône –Alpes Pour le Groupe Verts au CR Rhône-Alpes
Gabriel Exbrayat Gérard Leras




- NON à la substitution des trains par des autocars
- OUI aux investissements pour pérenniser les liaisons interrégionales
- OUI au développement des services ferroviaires
- OUI au maintien de la liaison ferroviaire Oyonnax-Saint Claude


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10 juin 2009

Sandrine Bélier - Députée européenne

Cher-e-s ami-e-s signataires,

Le succès d'Europe Ecologie aux élections européennes de dimanche dernier, suscite un espoir sans précédent. Malgré un taux d'abstention élevé, les listes Europe Ecologie atteignent partout un score historique. Dans la Région Est, notre liste arrive en 3ème position. Aujourd'hui, le rassemblement Europe Ecologie est devenu une force qui compte, et dont il faudra tenir compte !

Après cinq mois de présence continue sur le terrain et une campagne axée sur des propositions concrètes de sortie de crise à l'échelle européenne, l'heure est désormais à la construction. Vous nous avez témoigné une confiance sans précédent et je m'engage désormais, en tant que députée européenne, à construire les majorités nécessaires à la mise en application du projet que nous portons. Ce projet est, sur le plan européen, celui d'une Europe plus juste, plus responsable et porteuse d'un modèle nouveau de développement fondé sur une triple exigence économique, sociale et environnementale. Ce projet est, sur le plan de l'Eurorégion Est, celui porté par l'ensemble des membres de la liste Europe Ecologie que j'ai eu l'honneur de conduire. Il est celui porté par des hommes et femm es d'une grande valeur auxquels je renouvelle aujourd'hui mon attachement et mes remerciements les plus sincères.

Bien plus que de la victoire d'une liste, il s'agit aujourd'hui de celle des militants du quotidien. Ce succès d'Europe Ecologie dans l'Est, sur l'ensemble du territoire français et, au-delà, des listes écologistes en Europe, marque une nouvelle ère politique. Saul Alinski, auteur du Guide de l'animateur social, un des pères de la résistance pacifistes pour les droits civiques, écrivait dans les années 60 : « De la pollution de l'air à celle de la politique, il n'y a qu'un pas vite franchi. Alors rappelez-vous ceci : une fois que vous aurez réussi à organiser les gens sur un problème aussi banal que la pollution, alors c'est le peuple qui sera en marche ». Aujourd'hui plus que jamais, oui, je crois que le peuple écologiste est en marche.

Merci à vous pour votre enthousiasme, votre engagement et mobilisation quotidiens qui prouvent qu'ensemble tout est possible!


Je vous donne rendez-vous très bientôt sur vos territoires et soyez assurés que vous pouvez compter sur moi et l'ensemble du groupe. Nous serons nous montrer dignes de votre confiance et de votre espoir d'une Europe plus écologique et plus sociale.

Sandrine BELIER


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22 avril 2009

Grand Canal - Obstination

La vieille droite veut toujours faire du flux tendu avec des péniches.
Les élus Verts observent avec amusement, mais également avec une certaine perplexité, le retour du projet - pour ne pas dire du fantasme de Grand Canal - dans le discours de certains éléments de droite.

A croire que les dignes héritiers de ce délire des années 80 ont tout oublié des éléments qui rendaient et rendent toujours aussi absurde un tel projet.
Alors que les grands ports européens et méditerranéens permettent de transporter par mer les matières pondéreuses, alors que l'actuelle ligne ferroviaire Rhin-Rhône fait 20 fois la capacité supposée d'un tel grand canal et que le réseau régional fret sera d'autant plus allégé par la mise en service de la ligne TGV en 2011, alors que le massacre de la vallée du Doubs ou de la Saône par de tels travaux serait un élément irrémédiable, les vieux fantasmes refont surface.

Que ce soit par le Doubs ou par la Saône, cet ancien projet reste toujours aussi inadapté aux enjeux économiques d'aujourd'hui, car on ne fera jamais du flux tendu pour fournir l'industrie régionale avec des péniches et de surcroît en les faisant passer par dessus un massif montagneux situé entre Vosges et Jura.

La ligne à grande vitesse s'achevant, les bétonneurs se sentent-ils à court de débouchés pour les 20 années à venir ?
Pourtant d’autres projets d’ampleur sont en cours (LGV 2ème phase de la branche Est, ainsi que sa branche sud), dont l’Etat ne semble pas vouloir prendre sa juste part de financement, ce qui grève fortement le budget des collectivités. D’autres projets inscrits au dernier contrat de plan, tel le passage en gabarit B+ de la ligne ferrée Rhin-Rhône permettant d’augmenter la capacité fret, ont tout simplement été oubliés par l’Etat.

Alors la droite la plus rétrograde ressort son joujou : gaspiller des milliards d'argent public pour engraisser les bétonneurs.
Projet toujours aussi dément....
Pour les Verts, qui avaient déjà réagi aux propos du Président de la République, lors de sa visite à Ornans, ce sera d'autant plus intéressant d'observer les positions que prendront des nouveaux chantres de la droite régionale comme le ministre-prétendant de Vesoul : Alain Joyandet.

Peut être aura t-il un peu plus de mémoire que d'autres en se souvenant que cela n'a jamais porté chance à la droite régionale que d’avoir générer le rassemblement des francs-comtois dans leur opposition au Grand canal.


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14 avril 2009

Sans le principe de précaution, les conseillers régionaux Verts votent « contre »

En séance de la commission permanente du conseil régional de Franche-Comté, le 10 avril dernier, a été soumis au vote le rapport « aides à l’innovation » proposant le « développement des relations des cinq pôles franc-comtois avec d’autres pôles de compétitivité de régions voisines ». Ce rapport a été adopté, sans les voix des conseillers régionaux Verts, qui ont voté « contre ».

Leur opposition portait, non pas sur la totalité des « contrats de performance » des pôles franc-comtois, mais particulièrement sur celui du pôle bourguignon « Vitagora » auquel nous sommes liés par le partenariat avec l’Enilbio de Poligny.
Le contrat de performance de « Vitagora » inscrit une collaboration avec le pôle de compétitivité Auvergnat « Céréales Vallée » lequel a été initié par l’INRA et Limagrain (1er semencier européen, utilisateur d’OGM).

Bien que ne soit pas stipulée clairement dans ce projet l’intention de recherche sur les OGM, mais plus subtilement de « créer les semences du futur », « l’exploration des génomes », « le développement des végétaux ….notamment la mutagenèse dirigée et génétic reverse », « l’intégration de la génomique en amélioration des plantes »… les élus franc-comtois, à l’exemple de leurs homologues de la région Centre, ont proposé un amendement stipulant « hors tout protocole OGM », pour bien border tout risque de dérive.
Cet amendement leur ayant été refusé par la Présidente de région, ils ont demandé une dissociation de vote entre « Vitagora » et les autres pôles. A leur profond regret, nouveau refus de la Présidente.

Les conseillers régionaux Verts ont donc voté contre le rapport global « d’aides à l’innovation », en rappelant à l’assemblée, la signature par la région en 2005 de la charte de Florence (régions libres d’OGM).

Une déclaration de Daniel Chéron, PDG de Limagrain (premier semencier européen) conforte les élus Verts dans leur prise de position : « Quelle que soit la décision prise par le Grenelle de l'Environnement concernant les OGM, Limagrain ne baissera pas les bras ».

En dehors, du problème de fond qui concerne le débat sur les OGM, cet épisode illustre bien toute la difficulté qu’ont nos partenaires socialistes à transformer en actes des déclarations d’intention dès lors qu’elles touchent à certains intérêts économiques.


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